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Éditeur, mon Précieux

sherlock

Parce que lorsqu’on se lance dans l’écriture, puis dans les envois de manuscrits, on commence toujours par idolâtrer l’éditeur, celui qui fera de nous, pauvre petit scribouillard, un auteur reconnu – enfin au début, on y croit un peu ^^ – j’ai jugé bon de faire un point avec vous sur ce qui est acceptable ou non, dans le premier contrat que vous signerez – alias le Saint Graal, aux yeux de beaucoup.

Si le thème à déjà été abordé maintes et maintes fois par d’autres auteurs, j’ai malgré tout été mise face à de petits aléas dont aucun des textes que j’avais pu lire sur le sujet – et j’en avais lu beaucoup en amont – n’avait abordés.

J’ai donc jugé important de récapituler tout cela, quitte à se répéter un peu.Un auteur averti  en vaut deux. Un contrat pouvant aussi bien devenir le début d’une belle aventure, tout comme il peut cacher un cauchemar en puissance, voici  une liste non exhaustive des point clés à vérifier de près :

  • Mentions obligatoires

  • Nom de l’auteur / Nom et coordonnées de l’éditeur
  • Durée de la cession
  • Type de cession
  • Titre de l’œuvre
  • Date de remise des textes
  • Tirages, formats, délais de publication
  • Droits dérivés
  • Rémunération, date de relevés et de paiement, à valoir éventuel
  • Exemplaires auteur ( pour lui-même, pour les SP, et pour les concours ) et éventuel pourcentage sur les suivants.
  • Reddition des comptes
  • Modalités en cas de différend
  • Signature

    2. Pièges à éviter

  • Clause de préférence / d’exclusivité : Au choix, vous pouvez demander à la supprimer (un éditeur qui refuse reste douteux, à moins qu’il ne s’agisse d’une saga), ou bien l’amoindrir si celle-ci s’étale trop. Pour rappel, cette clause, lorsqu’elle existe, ce qui n’est pas toujours le cas fort heureusement,  stipule que l’auteur devra prioritairement présenter son ou ses futurs romans à cet éditeur, avant de ne pouvoir envisager tout autre biais de publication. Attention cependant, la clause doit préciser un genre et un nombre d’ouvrages. J’ai déjà refusé une publication car l’éditeur posait cette clause sur tous les genres confondus, sauf bricolage, jardinage, ect. La bonne blague !
  • Durée de session : Vous pouvez négocier ce point. Plus elle sera longue, plus les risques peuvent s’accroître pour votre moral si jamais tout ne se passe pas comme prévu avec votre éditeur. croyez-moi, cinq ans, c’est long ! De plus, pensez à vérifier qu’elle en s’applique pas à la date de sortie du livre mais bel et bien à la signature du contrat.
  • Rémunération : un point très important. On parle souvent des moyennes pratiquées en France, 10 % sur le papier, 20% sur le numérique. parfait. mais ce qu’on oublie de préciser, et j’en ai fait les frais sur l’un de mes contrats quand je débutais, c’est de bien regarder sur quel part du livre ce pourcentage sera prélevé. Il doit l’être sur le prix de vente et non pas, comme ça a été le cas sur l’un de mes livres, sur le prix net payé à l’éditeur. Sinon, vous vous faites bien avoir … C’est légal, bien que peu moral, et la plupart du temps, on n’y voit que du feu en signant l’un de ses premiers contrats, d’autant que parfois on vous allèche avec un gros pourcentage, qui ne vaudra rien par la suite… Mais quand le moment des comptes arrive, là, on accuse sérieusement le coup. Accepteriez vous d’être payé quelques centimes pour des mois de travail ? Personnellement, plus jamais…
    Un exemple ? TTC Vs HT  ►►► Si vous touchez 10 % du prix TTC d’un livre vendu 15 €, vous toucherez 1,50 € par livre vendu. SI votre rémunération est fixée sur le HT payé à l’éditeur, vous toucherez à peine 0.70 centimes…
    Dur, dur, n’est-ce pas …?
  • Frais : On ne le dira jamais assez : NON un auteur ne doit rien payer de sa poche ! Sinon c’est du compte auteur, et là, c’est un tout autre sujet que je n’aborderai pas car, personnellement, je ne passe pas par cette case là…
  • Les Sagas : Attention : vérifiez bien les délais maximum autorisés pour la publication de chaque tome. Il est parfois préférable de signer un contrat par tome qu’un pour toute une saga. Imaginez donc si tout en se passe pas comme prévu… le temps peut paraître long….
  • ME étrangères, méfiance : En cas de souci avec une ME basée à l’étranger, les autorités compétentes seront celles du pays dans laquelle est implanté l’éditeur, et non pas celles de la France. Idem pour la législation en application pour le contrat. Les textes de lois peuvent être différents, et bien souvent, beaucoup plus laxistes sur les recours possibles…

    Renseignez-vous !

  • Enfin, prenez le temps de vous documenter sur l’éditeur qui vous propose une publication ! Les retours d’expériences sont en général un bon reflet de ce que vous pouvez espérer. Je vous conseille vivement d’aller faire un tour sur le forum des jeunes écrivains, où de nombreuses expériences vécues au seins de ME de toutes tailles sont retracées.

 

Avec toutes ces petites informations, à vous de peser le pour du contre, et rappelez-vous qu’un contrat vous lie pour le meilleur et pour le pire à votre éditeur.

Je vous invite à découvrir l’article très complet de Florence Cochet à ce sujet, ou celui d’enviedecrire.com.

Prenez donc le plus grand soin à réfléchir à la question, et avant de vous jeter tout crû dans la gueule du loup, pour X raisons (maison reconnue, ou très connue, ils ont l’air sympa…) accordez-vous le temps nécessaire !

Credits photo to Sherlock – Benedict Cumberch, Gifs by Giphy

 

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