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Comment commencer la rédaction de son histoire… – Par Maloisel Chevalier

Je vous partage aujourd’hui un petit article écrit par Maloisel Chevalier sur son blog, visant à donner quelques conseils de bases aux jeunes auteurs ou aux futurs écrivains dans la manière de s’y prendre pour se lancer dans la rédaction d’un manuscrit.

Comme elle le précise bien dès le départ : « je vous recommande de suivre ce qui suit pour vous aider dans un premier temps. Par la suite vous trouverez votre propre méthode. »

Et c’est avec plaisir que, tout comme d’autres auteurs, j’ai répondu à ses questions concernant ma façon de travailler.

 

Comment commencer la rédaction de son histoire…

… et comment la finir =)

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Salutation à tous !

Il me semble que le titre est assez explicite. Ecrire un manuscrit est un travail d’artiste comme un autre qui se peaufine avec les années au même titre que le dessin, la musique, le chant… On ne naît pas écrivain on le devient =D Cela met du temps, il faut en prendre, il faut être patient, il faut savoir aussi prendre des pauses, bref !! C’est quelque chose d’usant mais de tellement gratifiant !

Ce que je vous propose aujourd’hui, c’est un plan. Chacun le sien, chacun sa manière de faire les choses. Libre à vous d’organiser vos séances d’écriture mais si vous débutez dans ce domaine, je vous recommande de suivre ce qui suit pour vous aider dans un premier temps. Par la suite vous trouverez votre propre méthode. =)

La naissance d’une histoire

Une histoire peut venir de n’importe quoi. Un rêve, un bon livre, un film, une série, une info… Cette histoire germe en vous. Vous l’imaginez parfaitement. C’est l’ébauche d’une grande aventure ou l’ouverture d’une histoire intime que vous souhaitez partager. Chouette ! Vous tenez quelque chose !

Brainstorming

Vous tenez cette histoire et vous mettez sur papier quelques notes, des idées aussi vagues les unes que les autres. Elles s’empilent ces notes, elles deviennent peu à peu la réalité d’une chose que vous allez écrire. Vous avez des événements, des dialogues qui se chevauchent, des personnages qui prennent vie.

En gros votre cerveau commence à devenir un melon bien mur prêt à exploser. Moi je dis :

stop

On s’arrête et on se pose quelques instants dans cette inspiration subite. Et on prend le temps de réfléchir quelques instants. Ouah ! Il y en a des choses ! Vous avez les persos, quelques dialogues, une histoire plus ou moins construite. Il faut maintenant penser à mettre de l’ordre la dedans parce qu’une vache n’y retrouverait pas son veau ! (La pauvre ! xD)

Le plan

A/ La chronologie

Les idées générales sont posées, certes à l’arrache mais elles sont là. Maintenant, il faut convenir d’un plan, d’une sorte d’ossature qui vous permettra de donner vie à cette chose informe que sont vos notes.

Pour vous retrouver dans cette ébauche et pour éviter les anachronismes, faite une frise chronologique de vos évènements d’abord sur brouillon. Cela ne ressemble à rien, c’est moche mais c’est un début. Une fois fait, commencez à mettre en place les évènements, les rencontres, les retours au passé etc….

frise chronologique

Voici la frise chronologique que j’ai faite pour le chapitre IV des Chroniques de Gloriania. Autant vous dire qu’elle m’a été jusque là très utile !

L’avantage d’un système comme celui-ci, si vous connaissez parfaitement votre histoire, est que vous pouvez rédiger indépendamment les différentes parties en fonction de vos inspirations. Surtout si à un moment vous vous retrouvez bloqué et qu’un autre évènement de votre histoire vous inspire plus.

B/ Les personnages

Ca aussi c’est important ! Vous avez vos personnages mais comme pour la chronologie, n’hésitez pas à faire un plan. Cela peut vous être utile pour les caractéristiques, le caractère, les liens de parentés, toussa toussa. Vous pouvez également (si vous êtes complètement timbré =D ) faire un arbre généalogique.

C/ Les mondes

Cela rentre dans les plans si vous écrivez dans le genre SFFF (SF, Fantasy ou Fantastique). Quand on écrit une histoire imaginaire on est toujours tenté de mettre en place différents mondes, des peuples, des gouvernements, coutumes, etc…. Si vous avez la motivation et la patience, vous pouvez également rédigé des idées pour vous guider dans l’écriture de votre texte.

La recherche

Que votre histoire soit imaginaire, réaliste, SF ou autobiographique, faire des recherches aussi minimum soient-elles vous permettra de donner de la crédibilité à votre roman. Que ce soit sur une date, un art, la guerre ou tout autre sujet que vous allez traiter. En ce qui me concerne quand j’écris et que j’ai des doutes, je saute sur mon fidèle destrier Firefox pour aller rechercher les infos qu’ils me manquent et pourtant j’écris en grande majorité de l’imaginaire =D

Un exemple : mon histoire est constituée de batailles épiques, qui dit bataille, dit guerrier, qui dit guerrier dit arme. Juste pour ne pas me tromper dans la nomination de certaines armes, je me suis renseignée sur le net. Puisque contrairement à ce que l’on peut penser, les termes : épée, hache, ou massue peuvent avoir différente significations  en fonction de ce que nous souhaitons représenter.

Ceci n’étant qu’un exemple parmi tant d’autres. Ne vous lancez pas dans un roman historique portant sur la résistance durant la seconde guerre mondiale ou sur la guerre du Vietnam sans prendre vos informations. J’ai eu l’occasion de lire un thriller qui se passait en Bretagne, sur la côte malouine. L’histoire était excellente mais j’ai lu quelques énormités qui sont venus entâcher le récit et j’ai trouvé cela vraiment dommage !

Organisation des notes

Une fois que votre frise chronologique est faite, vos recherches effectuées, organisez vos notes ainsi que vos documents pour les avoirs à porter de main. Quitte à ce que vous mettiez un titre sur chaque dossier qui correspondrait à un moment de votre histoire.

La rédaction

Nous arrivons à un point cruciale : la rédaction.

Attention : check-list !!

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  • Persos ==> OK
  • Evènements ==> OK
  • Ordre chronologique ==> OK
  • Recherches ==> OK
  • Café ou thé pour tenir toute la nuit ==> OK
  • Crème anti âge spéciale nuit de folie ==> OK (parce qu’il ne faudrait pas que vous ressembliez à un zombi xD)

Une fois que vous avez tout cela (ouais bon le café et la crème, hein, c’est une option ^^;;;;;;;;;;;;;;;;;;;; ), vous pouvez commencer la rédaction. Deux choix s’offrent à vous :

A/ Papier

En passant par le papier, vous avez le plaisir de l’écriture aussi bien dans l’histoire que dans la dactylographie. De plus, cela vous permet de garder de gribouiller, de barrer, tout en conservant les idées qui peuvent vous servir à un autre moment. L’inconvénient de cette solution est de devoir tout réécrire pour sur PC.

B/ PC

Par le PC, vous tapez votre histoire avec l’avantage de l’avoir déjà sur informatique. Si en plus, il vous manque un élément, internet est là donc c’est du bonheur ! L’inconvénient ( à mon sens) est que vous risquez d’effacer des infos que vous pourriez réutiliser. Après c’est en fonction.

D’un point de vue personnel, je préfère le papier avant le PC. En même temps j’adore écrire avec un stylo et sentir la sensation sous ma main =)

Entre deux

Vous êtes chez pépé mémé, et vous n’avez pas d’ordi. Vous êtes en attente chez le dentiste et vous n’avez pas d’ordi. Ou mieux encore vous êtes dans le bus et pas d’ordi.

Un conseil des plus judicieux : emmenez partout avec vous un bloc note ! Cela peut être un petit cahier, un truc que vous aurez fabriqué que sais-je. Mais si vous avez une idée de dialogue, une idée d’évènement tout court, vous pourrez le transcrire là-dessus. Et si comme mon mari, vous n’avez pas de sac et juste votre téléphone, je pense que vous pouvez trouver des applis pour pouvoir noter rapidement.

Ce serait vraiment dommage de passer à côté de quelque chose !

Une chose et pas des moindres, il est fort probable qu’à un moment donné vous vous mettiez à courir comme un ou une dingue sur votre PC et taper frénétiquement. Si vous êtes seul(e), cela ne pose pas d’inconvénient ! En revanche…. Si vous avez des enfants, ou une moitié, qu’il ou elle vous regarde bizarrement voici l’attitude à adopter :

  • Restez droit et humble
  • Le regarder droit dans les yeux
  • Lui dire « Tu peux pas comprendre, t’es pas écrivain ! »

Allez promis, j’arrête mon humour acerbe et pas drôle ! N’empêche c’était marrant non ? =P

La pause

Lorsque vous avez fini la rédaction, prenez une pause de quelques jours. La raison ? Votre texte est tout frais dans votre tête et tout est parfait dans le meilleur des mondes ! Prendre une pause vous permettra de vous déconnecter un peu et de revenir plus frais et dispo.

La correction

Ce n’est pas parce que vous avez fini la rédaction de votre histoire que vous pouvez tout de suite l’envoyer aux maisons. Tout ce que je vous ai cité plus haut ne représente que 40% du travail, si ce n’est que pas 30% ! Chercher les idées et les rédiger c’est une chose. La correction en est une autre et elle prend à elle seule plus de 70% de votre temps !

Attendez, mes neurones causent :

  • – 40 + 70, la mère Maloisel cela ne fait pas 100….
  • – C’est pas faux mais on s’en fou et j’aime pas les maths, c’est chiant ! xD

 

Oui, vraiment j’arrête…. Dsl…. ^_^;;;

Il ne faut surtout pas la négliger. Lire une seule fois votre texte ne suffira pas.

Il faudra s’armer de patience, rechercher la moindre erreur, la moindre phrase bancale, le moindre problème de chronologie… Sans oublier qu’un premier jet, en dehors de la correction orthographique, n’est jamais le bon. Il se peut qu’un dialogue que vous trouviez génial soit en fait complètement naze, qu’une description soit inutile ou qu’un personnage ne serve à rien. Surtout pas de panique, cet état de fait est normal, vous avez juste pris du recul !

Une fois que vous avez fini la première correction de votre texte, prenez à nouveau une pause et recommencez autant de fois que nécessaire. Sachez que pour mon roman, j’en suis à la 4ème ou 5ème correction de 1000 pages de texte…. Donc bon…. Je suis encore en vie, croyez moi c’est faisable ! xD

Les béta-lecteurs

Sans doute l’une des phases les plus importantes ! C’est un peu comme un crash-test. Vous pouvez demander à un membre de votre entourage si vous le souhaitez. Attention cependant, ils n’auront sans doute pas assez de sens critique. La raison ? Ils ne veulent pas vous décevoir ! Ils pourront vous donner des axes d’amélioration sans aucun doute ou trouvez l’histoire géniale, en fonction. Ce premier avis peut vous être utile pour améliorer quelques points il faut le reconnaître. Si l’un de vos amis ou membre de votre famille est doué et intransigeant avec l’orthographe c’est également un plus !

Ce que je vous recommande, c’est de faire appel à des béta-lecteurs extérieurs. Il existe de nombreux endroits pour présenter votre manuscrit à des yeux qui n’hésiteront pas à vous dire concrètement ce qui ne va pas. D’expérience, je sais que cela ne fait jamais plaisir d’entendre des critiques de personnes que vous ne connaissez pas, mais croyez-moi c’est bénéfique et pas qu’un petit peu ! De mon côté, j’ai souvent entendu que mon roman était génial, écriture fluide etc…. Un jour, j’ai demandé à plusieurs personnes que je côtoyais uniquement sur un forum de lire mon histoire. Autant vous dire que leurs reflexions et leurs critiques ne sont pas faites attendre ! J’en ai presque pleuré ! Je me suis même demandé pourquoi j’écrivais, je me suis dit que ce que je faisais était nul, j’étais même dans l’idée d’arrêter le massacre !

Et c’est ce que j’ai fait… j’ai arrêté…. pour mieux rebondir ! Eh oui ! Sur le coup, cela fait très mal mais lorsque vous reprenez tout ceci à froid vous vous rendez compte qu’elles avaient raison sur de nombreux points ! Du coup, vous ne voyez plus votre histoire de la même manière et cela vous permet de corriger vos lacunes. Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. Cela change également votre manière de voir les choses et les questions récurrentes qu’on a pu vous poser vous trottent dans la tête quand vous relisez votre texte.

J’ai contacté quelques auteurs et ces derniers ont accepté de me dire comment eux de leur côté procédaient. Je vous laisse découvrir :

Linden Oliver (Auteur des Pélerins d’Yssel)

Pour écrire, j’ai un carnet avec des idées que je pose à la main. Si j’ai un scénar viable, je le pose sur un fichier Word. Je fais aussi un fichier pour la chrono, générale et événementielle, pour un roman j’ai fait des recherches sur l’armée romaine antique et la flotte. J’ai aussi un fichier vocabulaire spécialisé et un autre pour le lexique et les persos et les descriptions des lieux. Je crée un fichier Word par chapitre dans lequel je mets des notes. Ensuite je rédige. Souvent d’abord les dialogues. J’ai toujours mon carnet de notes à portée de main… Je fais aussi une carte géographique ou des plans de ville schématiques. Et j’ai une playlist classée selon des différentes ambiances.

Pierre Brulhet (Auteur Incursion et Magma)

Le déclencheur d’un nouveau roman, c’est une idée qui jaillit, que je trouve bonne, originale et si possible jamais ou peu exploitée. C’est le point de départ. C’est qui me donne l’envie, la passion de me lancer dans la narration du récit.
Je fais peu de recherche car mes textes sont avant des récits de l’imaginaire et donc un besoin faible, voir nul, d’une base historique.

Je fais un plan, car contrairement à l’exercice de la nouvelle, ici la narration est longue et il est important d’avoir une ligne directrice gardant une cohérence, un rythme au fil des chapitres, afin que le lecteur soit toujours tenu en haleine et qu’il ne lâche jamais le livre jusqu’à la fin. Pour y arriver, je structure mon récit en chapitres. Chaque chapitre résume en quelques lignes ce que doit contenir cette partie de l’histoire. Ensuite, quand j’attaque le livre, je développe les chapitres.

Mon carnet de notes, c’est mon smartphone. Pratique, car je peux noter la nuit quand une idée me vient dans mon lit et mes mots sont sauvegardés automatiquement et je peux les reprendre le lendemain sur mon portable.
Je me rappelle avoir écrit une de mes premières nouvelles, il y a 17 ans, sur l’ancêtre des tablettes et autres IPhone : un Palm III. L’écran n’était pas en couleur et le clavier était si petit que j’avais recours à un stylet pour écrire. « Planète Prison » fut certainement un des premiers textes au monde a avoir été écrit sur une surface tactile !

Blandine P.Martin (Auteur des Passeurs de Lumière et de Lord Seigneur des rues roumaines.)

Mes idées de manuscrits peuvent germer à tout instant : dans mes rêves la nuit, en voyant une situation de la vie courante, en discutant avec quelqu’un. Et soudain je me dis : « Tiens, ça, ça pourrait être le point de départ d’une histoire sympa ! »

Ensuite, je m’imagine intérieurement ce qu’il pourrait se passer, quel but le personnage pourrait vouloir atteindre, qui pourrait s’y opposer, quel contexte pourrait encadrer tout ça. Et dès qu’une des possibilités me satisfait je me lance.

Selon le thème, je peux faire des recherches plus ou moins poussées évidemment. Mais je crois qu’il est important de maîtriser son sujet. J’écris actuellement une romance historique, et je pense qu’il est primordial de bien gérer les codes de l’époque, et de respecter le contexte historique politique général. Ce n’est pas simple, ça devient parfois du bachotage de lycéens lol. Mais c’est essentiel. On le doit au lecteur, et cela permet de créer un univers crédible. Idem pour une saga dystopique en cours d’écriture, même si le coté SF permet plus de libertés, il n’empêche que certains thèmes que j’aborde méritent que je me documente afin de ne pas dire n’importe quoi, à savoir le nucléaire, les voyages hors Terres, etc. Pour Cupidon malgré moi, j’ai dû beaucoup me documenter en amont sur une maladie. Bref, ça fait partie du boulot de l’auteur, je crois, c’est nécessaire pour l’histoire, et en prime, on apprend un tas de choses.

Pour ce qui est de plan, de façon générale, je me trace les grandes lignes de l’histoire dans ma tête, je m’en imprègne bien, pour mieux le maîtriser. Je rédige un rapide résumé dans un coin de feuille que je garde à proximité. Je me décris aussi les personnages principaux, pour ne pas faire d’impair, et pouvoir par la même occasion, bien les imaginer. Ensuite, au fur et à mesure de l’écriture, je trace un synopsis détaillé où chaque chapitre se résume en deux ou trois phrases. J’ai pour habitude de poser les grands axes de deux ou trois chapitres d’avance, mais il est clair qu’avec moi ça évolue toujours au fil de l’intrigue, en fonction des personnages et de leurs interactions. Aucun de mes plans n’est figé.

J’ai un carnet de notes, mais je n’y rédige pas concrètement des idées d’histoires. Juste des bribes de quelque chose qui me passent par la tête. Quand j’ai un peu de temps je le relis, et ça me met parfois de nouvelles idées de romans en tête. J’y griffonne aussi les idées qui me viennent dans un autre style : les dérivés que je pourrais faire découler de mes romans : textes inédits publiés sur mon blog, etc.

Je rédige directement sur Word. Je me fais relire par des amies bêta, et je repasse derrière. Ensuite, je soumets aux maisons d’éditions de mon choix. Et là commence une interminable attente que connaissent tous les auteurs…

Valerie Simon (sous forme d’interwiew hihi ! A venir =) )

A venir

Moi

En ce qui me concerne, c’est le bordel  !

Un rien peut me donner une idée. Une série, un film, une chanson, une musique (surtout la musique !). Je conserve cette idée dans ma tête durant un très long moment (cela peut rester pendant des années ! sans que je le mette par écrit) et quand j’en ai le temps, dans ce cas, je commence à prendre des notes. Je rédige quelques idées par ci par là. En fonction du thème abordé je fais des recherches. Si l’histoire me plait beaucoup, dans ce cas je réalise un plan pour pouvoir m’y retrouver bien qu’en général je fasse cela à l’arrache. ( Je sais je ne suis pas un exemple ! xD) Une fois que mon histoire est complètement rédigée, je la relis intégralement pour chasser les fautes de syntaxe, d’orthographe avant de soumettre à un premier Béta-lecteur. Après son retour, je recommence une nouvelle lecture avec ses remarques. Et ainsi de suite.

 

Enjoy ! ^_-

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